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"On
me demande souvent quel est mon secret de travail. Je n'en
connais qu'un : ne jamais sacrifier un plaisir, fût-ce le plus
petit, au travail. Et alors, le travail devient lui-même le
plus grand de tous les plaisirs, ou à peu près --- pour ne pas
mentir. Je peux facilement et à peu près constamment
travailler (lire, ou écrire, ou apprendre) de huit à dix
heures d'affilée. Mais ne m'appelez pas pour me demander
d'aller prendre un café, j'accours tout aussitôt. Qu'est-ce
donc alors quand de plus grands ébranlements nous requièrent !
Fractions 1, p.
11 |
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| "La
presse : des fleuves d'encre jetés dans les égoûts de prose
sans art. Cette pensée (!) me vient à l'occasion du quinzième
anniversaire de l'acte le plus sensé de ma vie alors que je décidai
de ne plus jamais ouvrir un journal. Aujourd'hui, la seule vue
de ce papier délavé me soulève le coeur... et bien plus
encore l'âme. J'ai vu à Varsovie des queues de bonnes gens qui
dès quatre heures du matin attendaient l'arrivée du journal.
C'était avant la grande chute du régime. Maintenant, ce doit
être dès trois heures, puisqu'il n'y a plus de couvre-feu. La
presse aura été la plus grande responsable de tous les
mensonges du siècle. Et ils ne sont pas finis pour
autant."
Fraction
1, p. 13-14 |
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"La
vie est un jeu d'échec un peu plus compliqué, c'est tout. Tout
y est prévisible dès le second coup : le roi sera mis à mort.
Au mieux, la partie sera nulle."
Fraction 2, p. 23 |
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